Une solution pragmatique pour les comptes bancaires de la 5ème Suisse

Le PLR International regrette le rejet par le Conseil des Etats de la motion "Postfinance aussi pour les Suisses de l'étranger". Avec ce rejet la Chambre haute laisse passer l’occasion de mettre en place une approche pragmatique constituant un réel pas en avant, qui tenait compte, à la fois de la liberté économique intérieure et des préoccupations des Suisses de l'étranger.

La motion (17.3626), élaborée à l'initiative du Conseiller national PLR, et membre du Comité de l’OSE Laurent Wehrli, au sein de la Commission de politique extérieure du Conseil national, aurait demandé à La Poste Suisse, qui appartient à la Confédération, de permettre que les « Suisses de l'étranger aient accès aux services de Postfinance, y compris à l'offre de carte de crédit, à des conditions similaires à celles pratiquées en Suisse ».

Non pas accorder un privilège, mais éliminer une discrimination

Postfinance a, aujourd’hui déjà, l'obligation d'assurer la prestation de services de base en Suisse. Cette demande ne visait donc pas à accorder un privilège à la Cinquième Suisse, mais à éliminer une discrimination. Il est compréhensible qu’une banque facture plus ses services du fait des coûts qu’engendre la gestion des clients vivant à l'étranger. Toutefois, il ne devrait pas s’agir d’une multiplication du coût de l’offre existant en Suisse.

Poursuivre les recherches vers une alternative libérale pragmatique

Contrairement aux approches précédentes, qui voulaient obliger les banques à fournir, de manière généralisée – avec les risques que cela comprend – des prestations aux clients suisses dans le monde entier, cette proposition aurait représenté une solution pragmatique et libérale au problème. Les recherches en ce sens devront donc se poursuivre.


Contacts:

Laurent Wehrli, Conseiller national PLR, VD, Comité directeur OSE, +4179 221 80 62

Roger Kölbener, Président PLR International, +4178 605 00 70