En route pour une solution libérale pour le compte bancaire de la 5ème Suisse

Le PLR International se félicite du rejet clair de la « motion Lombardi » par Conseil national. Cette motion voulait forcer les banques d'importance systémique à entretenir généralement une relation client avec les Suisses à l’étranger.

 

Le PLR International se félicite du rejet clair de la « motion Lombardi » par Conseil national. Cette motion voulait forcer les banques d'importance systémique à entretenir généralement une relation client avec les Suisses à l’étranger. La motion a dépassé de loin son objectif légitime en violant la liberté contractuelle et en insinuant une référence non pertinente à la question du «too big to fail». La voie est maintenant ouverte aux solutions pragmatiques et libérales, comme celle inspirée par une motion proposée par le conseiller national Laurent Wehrli. Elle attribue à l'entreprise publique Postfinance l'obligation d'offrir aux Suisse de l’étranger un compte à des conditions similaires à celles pratiquées en Suisse.

Les préoccupations des Suisses de l'étranger abusés

La motion rejetée n’avait pas seulement pour conséquence de porter atteinte à la liberté contractuelle, par le fantasme d’un droit fondamental sur un compte bancaire suisse, elle aurait également entraîné une double discrimination. Premièrement, parce que ce « droit fondamental » ne se serait appliqué qu'aux Suisses de l'étranger, mais pas en Suisse. Et deuxièmement, parce que seules les banques d'importance systémique, non les autres, auraient été dans l'obligation d'offrir ce prétendu droit fondamental.

Le PLR International s’opposait également au fait que la motion rejetée utilisait les préoccupations légitimes des Suisses de l'étranger comme occasion de porter atteinte à la liberté économique de la place financière suisse. Un syndicat de gauche n'aurait pas pu imaginer mieux. Cela est d'autant plus absurde que la 5ème Suisse vote en moyenne plus de manière libérale que le reste du pays sur les affaires économiques.

Motion „Wehrli“: Mettre la Postfinance à contribution

C’est la motion de la Commission de politique extérieure du Conseil national, introduite sur proposition de Laurent Wehrli, qui poursuit une approche plus libérale. Elle exige de Postfinance, qui appartient à la Confédération, que « les Suisses de l’étranger aient accès aux services de Postfinance, y compris à l’offre de carte de crédit, à des conditions similaires à celles pratiquées en Suisse ». Aujourd’hui déjà, Postfinance doit garantir les services universels sur le territoire suisse. Avec cette exigence, il ne s’agit donc pas de privilégier la Cinquième Suisse mais de supprimer une discrimination. Bien qu’il soit compréhensible que la banque facture des frais plus élevés pour les coûts engendrés par une clientèle vivant à l’étranger, ils ne doivent cependant pas être exagérés.